Tinos entre traits et contre-formes – Dessins de Françoise Boissière-Lafarge

Choisir le dessin, le croquis, l’interprétation par le trait, c’est toujours prendre le risque de perdre face au modèle…

L’espace du croquis, c’est à dire du trait spontané sans possibilité de repentir, engendre une vérité de l’instant et distille un indéfinissable pouvoir de suggestion.

C’est une manière de regarder, de sentir et de dire des rythmes, aussi variés que ceux d’un feuillage ou d’une architecture. C’est poser sur le papier des moments choisis et immobiles, pour que surgisse la simple évidence de la perception.

Avec un feutre noir, Françoise Boissière-Lafarge s’approprie les ombres de cette île incandescente. De la même façon, elle s’applique à restituer l’éclat et l’irruption de la lumière vive et chaude, aveuglante des heures Grecques que vient accentuer l’ardeur du rayonnement des ciels sans nuage.

Dans cette rivalité des contrastes entre interprétation des ombres et éblouissance, ses dessins nés de l’observation, nourris d’une réappropriation spontanée du réel diffusent la délicatesse et la force de la lumière de Tinos.

« Je dessine, j’ai toujours dessiné.

La première fois que je suis venue à Tinos, invitée par un ami très cher, c’était l’été 2014, je pansais les plaies d’une histoire d’amour, j’ai aujourd’hui la sensation de m’être juste confiée au soleil. Je suis revenue l’été suivant et j’ai commencé à apprivoiser l’île, ou peut-être est-ce le contraire ?

L’été 2016, je me suis enfin arrêtée et j’ai commencé à dessiner… »

Francoise Boissière-Lafarge, juin 2017

 

Tinos entre traits et contre-formes

Une exposition de dessins de Françoise Boissière-Lafarge

Du 22 juillet au 12 août 2017

Vernissage : Dimanche 23 juillet 2017 à partir de 21h